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Paradigme d'un lézard

Samedi 22 Juillet 2017

Test du Reader Touch de Sony (PRS-600)

Par Lya le 15/09/2009 dans Livres, Matériel | 0 commentaire

Les reader (livres électroniques) continuent doucement à parcourir leur petit bonhomme de chemin sur le marché français et s’invitent de plus en plus dans notre quotidien.
Pour ceux qui les regardent encore comme une «
chose hérétique à ne surtout pas approcher »  sachez qu’ils ne visent pas à remplacer les livres (loin de là) mais va plutôt vous permettre de lire autre chose (et autrement). (Avouez aussi que de ne plus se retrouver tiraillé par le dilemme cornélien « quels livres vais-je donc choisir pour emmener dans ma valise ? » alors qu’une trentaine de bouquins vous font des yeux de chapoté, c’est plutôt séduisant.)

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Voilà qu’un an après la sortie du PRS-505 Sony nous présente trois nouveaux Reader, le Pocket Edition (PRS-300 – $199), le Touch Edition (PRS-600 – $299) et le Daily Edition (PRS-2121 – $399 modèle connecté).
Le premier (qui est très bien en passant, une sorte de mini 505 évolué) n’étant pas prévu en vente en France pour le moment :’[, nous nous intéresserons surtout au second, le Reader Touch, annoncé en France à partir de Novembre 2009 (à 300€).
Nous avons eu l’occasion de le tester récemment, ce qui nous permet de faire quelques remarques qui vous intéresserons peut-être si vous prévoyez un achat.

Ecran et qualité de lecture

Comme le PRS-505, l’écran est de 6 pouces, 8 niveaux de gris, mais cette fois-ci avec une couche tactile ajoutée.
Nous disposons toujours de la technologie d’E-Ink (encre électronique), peut coûteuse en énergie (pour les non-initiés, l’autonomie se compte en nombre de pages tournées, environ 6800 pour les Readers de Sony). L’E-Ink prodigue une qualité de lecture extrêmement proche du papier. C’est très agréable à lire (absolument pas fatiguant), le rendu est tellement bien que ça donne même envie de lire rien qu’en le regardant (quel que soit le texte).

La couche tactile enlève un peu de cette qualité. Elle est un peu plus sensible aux reflets et le contraste est un peu moins bon. Enfin, c’est un bien grand mot car ça se remarque surtout quand on a les deux côte à côté (ce qui était notre cas). Peut-être que dans le futur elle pourra être amincie.

Sinon le Reader a gardé quelques boutons (malgré le fait qu’il soit tactile), ce qui permet d’avoir le texte du livre en pleine page et évite donc un affichage sauvage dans une barre d’un go back ou d’un home (ou autre) qui viendrait réduire la taille de lecture à l’écran (mal).

Tactile

Nous y venons :p. Génération tactile oblige, c’est vrai que l’on est tenté d’aller appuyer directement sur l’écran du 505 (surtout avec les jolis menus) et que c’est frustrant quand ça ne marche pas (« ah oui, c’est vrai, les boutons… »). Ok, au fond c’est surtout une question d’habitude, mais si nous pouvons avoir plus de tactile et moins de boutons, c’est encore mieux, non ?
Le tactile rend donc l’usage plus agréable. Vous n’avez qu’à « feuilleter » l’écran pour changer de page par exemple, sélectionner un menu en tapotant dessus, double tapoter pour sélectionner un mot, sélectionner une phrase en glissant …
Et le temps de réponse n’est pas plus lent qu’avec les boutons.
Que du plus donc, même si ça peut être encore amélioré (être encore plus intuitif).

Fonctionnalités

Allez en vrac :

Un petit dictionnaire intégré (US/UK) que nous ne classons pas personnellement parmi les outils que nous utiliserions beaucoup, mais nous pouvons en comprendre l’utilité (surtout car on peut y accéder en double-tapotant sur un mot sélectionné).

Le surlignage c’est génial. On pouvait déjà marquer les pages (en marque page de lecture courante – indispensable – ou en « page à retenir ») maintenant on peut carrément marquer directement le passage intéressant dans la page. Pratique.

Pour la prise de note, il y a de l’idée mais ce n’est pas encore tout à fait ça. Déjà il y a le petit temps de réponse (à une lettre de décalage vous écrivez dans le vide). Pour palier, il y a le clavier virtuel mais c’est moins sympa (mais plus efficace et plus rapide).
Le principe de pouvoir écrire sur la page que vous êtes en train de lire est plutôt attrayant. Mais comme il n’y a pas souvent beaucoup de place, il devrait y avoir en plus de « note courte » (sur la page) une note longue (on clique sur la partie annotée qui nous amène a une page de note).
Pareil dans l’option « prise de notes » pures, avoir plusieurs pages pour la même « note » serait utile à mon avis.

Le stylet quant à lui est très bien intégré (j’avoue ne pas l’avoir vu tout de suite au début).

Nous trouvons l’option dessin plutôt futile, mais bon c’est comme tout, on peut toujours lui trouver des utilisations (ou lui en créer, nous avons une idée en tête d’ailleurs, mais on en reparlera dans un autre billet quand on aura sorti le jeu sous iPhone ;-])

Mis à part ça, il y a aussi les emplacements de cartes mémoires. Pas plus utiles que ça également sauf si vous voulez vous déplacer avec plus de 350 livres. L’autre utilisation sympathique peut être d’avoir des cartes mémoires thématiques ;-]

Pour ce qui est de l’aspect global, le Reader Touch pourrait avoir un meilleur design (nous trouvons les traits un peu grossiers, contrairement au Pocket Edition qui est très fin). Celui que nous avons testé était le modèle noir, peut-être que ça rendra mieux en rouge (exclusivement vendu par Sony) ou en argenté (US).

En conclusion, si vous êtes plus intéressé par de la lecture pure, orientez-vous plutôt vers le PRS-505 ou le Pocket Edition, en revanche si vous adorez griffoner et annoter au cours de vos lectures, le Touch Edition est pour vous ^^

Une fois le choix fait, il n’y a plus qu’à aller se fournir en e-books chez Feedbooks !

Bonne lecture !


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